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Contrôle d’accès sur les chantiers en Belgique : badges, biométrie et obligations légales en 2026

Contrôle d’accès sur les chantiers en Belgique : badges, biométrie et obligations légales en 2026

Contrôle d’accès sur les chantiers en Belgique : badges, biométrie et obligations légales en 2026

Enjeux du contrôle d’accès sur les chantiers en Belgique

Le contrôle d’accès sur les chantiers de construction en Belgique est devenu un levier central de la sécurité, de la lutte contre le travail au noir et de la conformité réglementaire. Entre badges, systèmes biométriques, tourniquets, enregistrement électronique des présences (type CheckIn@Work) et obligations en matière de protection des données (RGPD), les maîtres d’ouvrage et les entrepreneurs doivent composer avec un cadre juridique dense, appelé à se renforcer à l’horizon 2026.

Pour les professionnels du secteur, la mise en place d’un système de contrôle d’accès performant ne se limite plus à la simple vérification des entrées et sorties. Il s’agit d’intégrer des solutions technologiques fiables, conformes aux exigences de sécurité sur chantier et au droit social, tout en respectant strictement la législation sur la vie privée.

Cadre légal : sécurité, droit social et protection des données

Le contrôle d’accès sur les chantiers s’inscrit à l’intersection de plusieurs textes législatifs et réglementaires :

Tout système de contrôle d’accès mis en place sur un chantier belge doit donc être évalué à la lumière de ces trois piliers : sécurité des travailleurs, conformité sociale et respect de la vie privée.

Objectifs du contrôle d’accès sur les chantiers

Les dispositifs de contrôle d’accès sur chantier poursuivent plusieurs objectifs complémentaires :

Badges et cartes d’accès : la solution la plus répandue

Le système de badge reste, en 2026, la technologie de contrôle d’accès la plus utilisée sur les chantiers belges. Les solutions standard reposent sur :

Les badges présentent plusieurs avantages :

Du point de vue juridique, le traitement des données liées aux badges doit respecter le RGPD : information claire des travailleurs, base légale (intérêt légitime de sécurité, obligation légale de contrôle des présences), limitation de la durée de conservation des journaux d’accès, sécurisation des données et registre des traitements.

Biométrie sur chantier : empreintes digitales, reconnaissance faciale et limites légales

De plus en plus d’entreprises envisagent la biométrie comme méthode de contrôle d’accès : lecteurs d’empreintes digitales, reconnaissance du visage via caméra, voire veines de la main. Ces dispositifs répondent à des besoins de sécurité élevés :

Cependant, en Belgique, l’usage de la biométrie est strictement encadré par le RGPD et la loi du 30 juillet 2018. Les données biométriques visant à identifier une personne de manière unique sont classées comme données sensibles (article 9 du RGPD) et leur traitement est en principe interdit, sauf exceptions spécifiques.

Pour un chantier, les points d’attention principaux sont :

En pratique, sur la majorité des chantiers en Belgique, la biométrie ne devrait être envisagée qu’en dernier recours, lorsque des motifs de sécurité exceptionnels peuvent être démontrés, et toujours en concertation avec les services de prévention, les représentants du personnel et, si possible, après avis juridique spécialisé.

CheckIn@Work, enregistrement des présences et intégration avec le contrôle d’accès

Pour certains chantiers de construction dépassant un certain montant total (appels d’offres publics et privés), l’ONSS impose l’enregistrement des présences via le système CheckIn@Work. Ce dispositif vise à :

Les entreprises peuvent :

Pour les maîtres d’ouvrage et entrepreneurs généraux, il est essentiel de choisir des solutions de contrôle d’accès compatibles avec les API ou protocoles de l’ONSS, afin de réduire la double saisie et les erreurs humaines, tout en s’assurant de la conformité sociale des sous-traitants présents sur le site.

Responsabilités : maître d’ouvrage, coordinateur sécurité-santé et entrepreneurs

Sur un chantier temporaire ou mobile en Belgique, plusieurs acteurs partagent des responsabilités en matière de contrôle d’accès et de sécurité :

En cas de contrôle ou d’accident grave, l’absence de dispositif de contrôle d’accès adapté ou la non-conformité aux obligations sociales peut entraîner des sanctions administratives et pénales, tant pour l’entreprise que pour ses dirigeants responsables.

Contrôle d’accès et sécurité incendie sur chantier

La sécurité incendie sur les chantiers impose une vigilance particulière quant aux systèmes d’accès :

Ces exigences s’inscrivent dans la logique de la loi du 4 août 1996 et du Code du bien-être au travail, qui imposent à l’employeur d’organiser des mesures de prévention, y compris en matière de premiers secours, de lutte contre l’incendie et d’évacuation des travailleurs.

Perspectives 2026 : vers des systèmes plus intégrés et davantage contrôlés

À l’horizon 2026, plusieurs tendances se dessinent pour les chantiers belges :

Pour les maîtres d’ouvrage, coordinateurs sécurité-santé et entreprises de construction, l’enjeu en 2026 sera de choisir des solutions de contrôle d’accès robustes, interopérables et juridiquement maîtrisées, en s’appuyant à la fois sur les textes légaux, les recommandations des autorités et les bonnes pratiques de sécurité sur chantier.

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